Mon histoire avec la maladie


La dégringolade

On dit souvent que ce que l’on ne veut pas apprendre par la sagesse, on l’apprend par la souffrance. Et force est de constater que la plupart des gens ont comme besoin de vivre des choses difficiles, de toucher le fond, pour accepter de se tourner un peu vers l’intérieur d’eux-mêmes. Une fois qu’ils sont bien bousculés émotionnellement, bien fracassés physiquement, c’est un peu comme s’ils n’avaient pas d’autre issue : ils daignent enfin ouvrir les yeux sur ce qu’ils sont vraiment.

… Je n’y ai pas fait exception…

Un beau jour de 2011, à 38 ans, je me suis pour ainsi dire « réveillée », parce que j’avais justement touché le fond : j’étais devenue grosse, gravement malade et loin loin loin d’être aussi heureuse et épanouie que je voulais bien le penser.

Je m’étais mariée l’été précédent. Nous avions acheté une maison trois ans plus tôt. Professionnellement, j’étais à mon compte depuis cinq ans. J’avais créé mon propre emploi, une activité sur internet qui me correspondait et me procurait la liberté dont j’ai toujours eu besoin.
Mais, pour être honnête avec moi-même, j’avais surtout la désagréable impression de m’être enfermée, depuis une dizaine d’années, dans une vie qui n’était pas véritablement la mienne et qui, en tous cas, ne me comblait pas sur le plan personnel. J’avais fait des choix guidés par de mauvaises raisons, je m’étais perdue dans des concessions sans fin, au point d’abandonner certains rêves chers à mon cœur, et j’essayais désespérément de rentrer dans un moule qui, manifestement, n’était pas fait pour moi. Bien qu’ayant conscience que je devais faire quelque chose pour en sortir, je restais pourtant engluée dans une réalité qui ne me satisfaisait pas, sans réussir à oser être pleinement celle que je sentais être au plus profond de moi.

Le diagnostic salvateur

Donc cet été-là, quelques jours après mon anniversaire, j’ai été amenée à consulter, à cause de symptômes assez inhabituels, pour ne pas dire troublants. J’étais littéralement épuisée, je ne tenais plus debout, j’avais des vertiges dès que je me levais, des difficultés à respirer dès que je bougeais et, surtout, je n’arrivais plus à ouvrir correctement les yeux, mes paupières ne répondaient plus. Bref, je me sentais une vraie loque et ne pouvais plus rien faire de mes journées.

Au bout de quinze jours, je me suis donc décidée à aller voir un médecin. J’ai été hospitalisée dès le lendemain et le diagnostic de myasthénie grave a été posé en quelques minutes par la neurologue. La myasthénie est une maladie neuromusculaire rare, d’origine auto-immune. Donc, officiellement, le corps s’attaque lui-même. Il faut bien dire que c’est un peu l’impression que j’avais depuis un petit moment : je me faisais du mal à moi-même et il était temps que cela change !

Ma reprise de pouvoir

J’ai tout de suite su que la maladie allait être quelque chose de positif pour moi.

La myasthénie est considérée comme incurable mais on m’a assuré qu’il existait une panoplie de traitements pour atténuer les symptômes et permettre de vivre normalement malgré cette maladie : des corticoïdes, des immunosuppresseurs, des immunoglobulines en intra-veineuses, et même la thymectomie, c’est-à-dire l’ablation chirurgicale d’une de nos glandes endocrines, que l’on appelle le thymus. Pour ma part, un scanner thoracique a même révélé une tumeur, développée à partir des cellules du thymus, si bien que l’intervention chirurgicale n’en était que plus recommandée, encore.

Pourtant, une fois sortie de l’hôpital, il s’est passé quelque chose : je me suis mise à l’écoute de moi-même. Et, contre toute attente, j’ai refusé de suivre aveuglément les indications thérapeutiques de mes médecins. Pas de chirurgie, pas de corticothérapie, pas de prise d’immunosuppresseurs. A la place, j’ai entamé tout naturellement un chemin personnel de guérison. Ça me poussait à l’intérieur et je n’avais jamais été aussi sûre de moi.

Pour moi qui n’avais jamais été malade de ma vie, tout cet univers médical était nouveau, stressant et déstabilisant. Mais j’ai tout de suite eu l’intime conviction que la maladie était là pour m’aider, qu’elle était une véritable chance, pour moi, de reprendre ma vie en main et d’aller vers plus d’épanouissement. Alors j’ai saisi l’occasion à pleines mains.

Honnêtement, au début, je pensais que bim bam boum, en deux temps, trois mouvements, j’allais mettre en place les actions nécessaires pour rectifier le tir et que du coup, très vite, je n’aurais plus besoin de la maladie et que je serais donc guérie. Oui, bon, en réalité, cela n’a pas été aussi simple et rapide. Cela m’a pris neuf ans, pour apprendre à me connaître, pour comprendre ce qui se jouait vraiment en arrière-plan de la maladie, pour explorer les différentes pistes vers lesquelles je me laissais guider. Je n’ai pas vu le temps passer, le chemin a vraiment été passionnant, et l’est encore !

Mes changements d’alimentation

Dès le diagnostic, par intuition, j’ai commencé à opérer quelques changements dans mon alimentation et ai fait de nombreuses recherches, au point de devenir passionnée par le sujet.

J’ai rencontré l’hygiénisme, la naturopathie, les médecines dites alternatives. J’ai étudié la physiologie, les causes émotionnelles des maladies, les effets du stress chronique sur le corps. J’ai testé le jeûne et les cures de jus. J’ai aussi arrêté de travailler et ai fermé mon entreprise un an plus tard, pour me consacrer uniquement à aller mieux.

Tous ces changements d’hygiène de vie ont, incontestablement et immédiatement, eu des effets bénéfiques sur mon état de santé, m’encourageant dans ce que j’entreprenais et me confortant dans ma certitude de pouvoir, un jour, guérir de la myasthénie.

Ma reconnexion à qui je suis

A partir de 2014, j’ai passé une autre étape de mon cheminement personnel. J’ai ressenti le besoin très fort d’être guidée, de me sentir reliée à « plus grand » et j’ai ainsi commencé à m’intéresser davantage à ma spiritualité. Je voulais savoir qui j’étais, en tant qu’âme, et ce que j’étais venue faire sur Terre, savoir si j’étais sur le bon chemin…

J’étais de plus en plus persuadée que mettre en place des choses dans le but de guérir (même si, effectivement, toutes ces choses avaient amélioré mon état de santé) n’était pas forcément LA solution ultime. Pour moi, il était évident que la maladie disparaîtrait d’elle-même lorsqu’elle n’aurait plus de raison d’être dans ma vie. En effet, si je pensais avoir eu besoin de la maladie pour m’aider à reprendre mon propre pouvoir, je pressentais aussi que ce signal qu’est la maladie deviendrait complètement inutile quand j’aurais osé être pleinement moi-même, à tout moment, en toutes circonstances.

Aidée de quelques praticiens, énergéticiens ou médiums, j’ai pu obtenir des informations précieuses sur qui je suis vraiment. Il m’apparaissait de plus en plus comme évident que, finalement, la santé se manifestait naturellement quand ce que l’on dit et ce que l’on fait est en totale cohérence avec ce que l’on EST. Dans le cas contraire, nous envoyons des informations contradictoires à nos cellules. Pas étonnant qu’elles se mettent alors à dysfonctionner et que le corps « tombe malade » !

OSER ÊTRE SOI, donc… Bien sûr, tout cela m’a pris quelques années de plus pour faire ce chemin.  Car l’on touche là à tous nos conditionnements, toutes nos croyances ancrées depuis l’enfance, toutes nos blessures et toutes nos peurs, conscientes ou inconscientes. Et la déconstruction ne se fait pas forcément en un claquement de doigt !

Mais petit pas par petit pas, je me suis attaquée aux gros morceaux auquel l’ego résiste habituellement.

 

Le partage de mon expérience

Neuf années se sont écoulées depuis mon diagnostic, et j’ai le sentiment d’avoir bouclé une boucle. Le voyage n’est jamais fini mais c’est comme si j’avais complété un cycle de transformation personnelle. Et ceci, grâce à la maladie.

Avec le recul que j’ai développé sur ma propre histoire – mon parcours avec la maladie mais aussi tout mon parcours de vie – j’ai voulu partager mon expérience dans un livre.

En effet, aujourd’hui, au sens médical le plus strict, je ne suis pas « guérie ». Cela veut dire que, même si ma santé s’est incontestablement améliorée et même si je ne prends plus que le tiers du seul traitement médical qui m’a été prescrit en 2011, je présente encore des symptômes, physiquement parlant, et des examens médicaux sont susceptibles de révéler des « anomalies ».

Mais j’ai déjà guéri à tellement d’autres niveaux !

Je suis sincèrement reconnaissante envers la partie de moi qui créé cette maladie, parce que grâce à elle, je m’autorise de plus en plus à incarner au quotidien celle que je suis vraiment. Et oser diffuser ce livre et rendre « publique » mon histoire (avec toutes les réticences qu’une timide peut avoir à le faire) fait partie de ce défi d’être pleinement MOI.

Je n’ai pas d’autre prétention que celle de partager mon expérience et mon regard plutôt lucide sur ce que j’ai été amenée à vivre, et sur toutes les pièces du puzzle que j’ai réussi à assembler. J’espère simplement que cela pourra vous aider à porter un autre regard sur votre propre vie, et sur les épreuves que vous avez vous-mêmes vécues ou que vous vivez actuellement, qu’il s’agisse d’une maladie, mais aussi d’un deuil, d’une rupture, d’un licenciement, peu importe. Puissiez-vous puiser dans mon récit, les clés qui vous permettront, à vous aussi, de voir ces épreuves comme des cadeaux pour votre évolution.

MON LIVRE

Auto-édition et impression à la demande

J’ai fait le choix de l’auto-édition par le biais de DEFIS de fille, une association loi 1901 que j’ai créée en 2014, car c’était le choix le plus aligné à mes valeurs personnelles, notamment en termes d’autonomie et d’indépendance.

J’ai fait le choix de l’impression à la demande, pour éviter les stocks inutiles de livres et donc le gaspillage de papier. En effet, chaque exemplaire est envoyé en impression à partir du moment où il est commandé, et pas avant.
Alors, évidemment, le délai pour recevoir votre commande est un peu plus long que si le livre existait déjà en stock et n’avait plus qu’à être expédié, et je suis consciente qu’à l’heure du « je veux tout, tout de suite », cela puisse être rédhibitoire pour certains acheteurs, mais il était plus important pour moi de rester cohérente en suivant ma petite voix intérieure.

Un imprimeur français et éco-responsable

J’assume ce choix, même si cela veut dire perdre des lecteurs potentiels.

Enfin, j’ai fait le choix de travailler avec une entreprise française (Lille) et engagée, détentrice du label Imprim’Vert et de la certification PEFC.

C’est ainsi l’assurance que le papier utilisé est issu de sources responsables mais également que l’imprimerie respecte un cahier des charges pour réduire au maximum son impact environnemental lié aux activités de l’imprimerie (élimination des déchets ayant un impact sur l’environnement, non-utilisation de produits toxiques).

Si vous avez des questions, ou un avis à laisser sur le livre, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires, ci-dessous.

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